Suppression de lits au home Arcadia

Interpellation de Sarah Turine au conseil Communal du 22 décembre 2011 sur les dernières décisions du CPAS

Publié le vendredi 23 décembre 2011

Je me permets aujourd’hui de vous interpeller au sujet des dernières décisions prises par le CPAS, décisions qui ont un impact plus largement sur la réalité sociale et donc sur l’action sociale de la commune et concerne donc aussi ce conseil communal.

C’est par l’annonce dans la presse qu’Ecolo a appris que le CPAS de Molenbeek aurait décidé, sans concertation préalable avec les travailleurs, ni les conseillers CPAS, de fermer 40 lits de maison de repos au home Arcadia et, de ce fait, de licencier 15 personnes de ce service public. Après avoir restreint l’accès à la carte médicale, c’est un nouveau choix économique qui touche directement les usagers.

Au regard du boom démographie de la commune, au regard du vieillissement de la population, au regard de la difficulté des familles avec peu de moyens de soutenir des parents nécessitant parfois un environnement bien équipé qu’on ne peut avoir chez soi, cette décision est pour le moins étrange. Même si l’on sait que pour répondre aux nouveaux enjeux du vieillissement, les pouvoirs publics doivent diversifier les formes de soutien, d’accompagnement et de logement pour les personnes du troisième et quatrième âge, il est évident que l’on n’a pas trop de places dans les maisons de repos. Vu la crise et les risques que celle-ci s’intensifie et touche les personnes les plus précarisées, les places dans des maisons de repos publiques adaptées aux conditions financières des plus précarisées ne seront pas trop nombreuses.

Mes questions sont donc les suivantes :

1/ Le collège a-t-il été concerté pour cette décision ? Voire, à en croire certains articles de presse, la commune a-t-elle fait pression sur le CPAS pour qu’il prenne cette décision ? Dans quel objectif ?

2/ On parle de la suppression de 40 lits, alors que 30 restent inoccupés ? Dans quels délais les 10 lits occupés vont-ils être supprimés ? Quel accompagnement des personnes occupant ces 10 lits a-t-il été prévu ? Que va faire le CPAS de ces 40 agréments ? Vont-ils être revendus et à qui ? Au vu du moratoire en la matière, est-ce réellement opportun qu’une instance publique abandonne 40 agréments, et avec eux la politique sociale des prix de ces 40 lits ?

3/ Comment explique-t-on qu’il reste à l’heure actuelle 30 lits vides ? Quelles mesures avaient été prises au préalable pour pallier à cette sous-occupation du home ?

4/ Quel sort est réservé aux économies réalisées par cette décision ?

5/ Vu l’importance de cette question du vieillissement, du boom démographique et de la nécessité d’avoir une vision politique intégrée de ces enjeux en lien avec le logement et l’accompagnement des 3ème et 4ème âges, qu’a pris ou va prendre comme mesures le collège pour y répondre ?

En vous remerciant de votre attention et des réponses que vous pourrez apporter à nos questions

Sarah Turine