Quelques échos du Conseil communal spécial de novembre

Publié le mercredi 19 février 2014

Le seul point à l’ordre du jour était une motion déposée par les groupes PS- Spa- PTB relative aux garderies dans les écoles communales qui, pour rappel, sont devenues, depuis cette rentrée, payantes comme partout ailleurs dans la Région bruxelloise. Ces groupes avaient convoqué un conseil communal extraordinaire malgré le fait que le débat s’est déjà tenu à plusieurs reprises au conseil communal avec un débat lors des 4 derniers conseils communaux précédents. De plus, il n’y avait aucun élément nouveau puisqu’on attend l’évaluation prévue en janvier.

Sur le fond, ce passage à des garderies payantes répond principalement à deux problèmes.

Premièrement, il existait une inégalité entre enseignement libre et enseignement communal : en effet, la Communauté française ne considère pas les moments de garderie (matin, midi soir) comme du temps scolaire. Elle ne les prend donc pas en charge. C’est donc à charge des pouvoirs organisateurs. La toute grande majorité des pouvoirs organisateurs (toutes les communes bruxelloises à l’exception de Molenbeek jusque l’an dernier), la majorité des P.O. du réseau libre, demandent dès lors une participation financière aux parents pour assurer ce moment de garderie avant et après l’école. Par ailleurs, la commune, au-delà du fait qu’elle est pouvoir organisateur des écoles communales, a une obligation d’égalité de services par rapport aux différentes institutions sur son territoire. Comme la garderie n’est pas considérée comme du temps scolaire, cela ne rentre pas dans sa mission de Pouvoir Organisateur. La commune finançait entièrement la garderie des écoles communales, elle s’est donc retrouvée condamnée pour traitement inéquitable par rapport aux autres écoles présentes sur son territoire. C’était soit la commune finance la garderie pour l’ensemble des écoles présentes sur son territoire, soit pour aucune.

Molenbeek était donc condamnée depuis plusieurs années. La commune n’ayant pas les moyens de financer la garderie pour l’ensemble des écoles, elle n’avait pas d’autre choix que de faire participer les parents comme cela se fait dans les écoles du réseau libre. En outre, la garderie étant gratuite, les moyens qui lui étaient attribués étaient minimes ne permettant pas une garderie de qualité. Le choix de raison est donc de demander une participation financière qui permettra, oui, d’améliorer la qualité de l’accueil. En outre, les tarifs sont adaptés à la situation des familles. Et pour les personnes en situation précaire, des aides du CPAS interviennent régulièrement et peuvent réduire le coût final à 3 euros par mois.

Deuxièmement, la qualité. Précédemment, les garderies ne développaient aucun projet, elles se contentaient de faire du gardiennage, du mieux qu’elles pouvaient. Aujourd’hui, le premier effet bénéfique de la fin de la gratuité, c’est la reconnaissance du statut des coordinatrices scolaires et de leur travail. Demain, ce sera une amélioration de la qualité par le renforcement de projets de tutorats et d’accompagnement des élèves. En outre, aujourd’hui, plus besoin de payer pour avoir accès à l’étude.

Sur la forme, c’est vrai que la salle Reine Elisabeth était trop petite : pour rappel, la salle habituelle pour le conseil communal est en travaux. Dès lors, il est relégué dans cette salle. Pour des raisons de sécurité, sa capacité maximale est de 70 personnes. La majorité avait bien proposé aux élus socialistes de reporter la motion à l’ordre du jour du prochain conseil, qui se déroulera en décembre au Centre communautaire Maritime, afin d’offrir aux personnes présente une qualité d’écoute maximale. Hélas, l’opposition a refusé cette proposition. Pour que le conseil se passe dans de bonnes conditions, la majorité avait prévu un dispositif sonore afin que les personnes qui n’aient pas accès à la salle, puissent suivre le conseil convenablement. Il y avait même des tonnelles prévues.

Enfin, concernant les jetons de présence, Sarah Turine, Karim Majoros, Annalisa Gadaleta et Khadija Tamditi, reversent intégralement le leur, respectivement, à l’Unicef, Médecins du Monde, aux victimes de la catastrophe naturelle aux Philippines et à Médecins Sans Frontières.