Nuisances sonores liées à des salle de fêtes et cafés

Interpellation de Sarah Turine au Conseil Communal du 20 septembre 2007 au sujet des nuisances sonores liées à des salle de fêtes et cafés

Publié le jeudi 20 septembre 2007

Je me permets de vous interpeller ici au sujet de problèmes de nuisances sonores causées par certains établissements comme des salles de fêtes ou des débits de boisson. En effet, plusieurs plaintes nous sont parvenues, issues d’habitants de différents quartiers de Molenbeek qui se retrouvent confrontés à du tapage nocturne de façon régulière. Ces habitants se plaignent du bruit mais surtout sont désespérés, ne sachant plus quelles démarches faire pour retrouver des nuits paisibles et se sentent floués dans leurs droits.

Mon but n’est pas ici de citer, cas par cas, les situations et de voir comment régler chacune d’entre elles, mais bien de mettre le doigt sur le problème dans sa globalité.

Je le répète, dans plusieurs quartiers de la Commune, des habitants sont victimes de tapage nocturne et malgré les démarches qu’ils ont pu faire allant de la simple négociation avec le gérant des lieux, en passant par l’appel à la police, le dépôt de plainte, la lettre à leur Bourgmestre, jusqu’à l’appel du Service d’aide aux victimes du Parquet, le tapage nocturne est toujours là et ces habitants ne comprennent pas. Ils ne comprennent pas pourquoi la police ne vient pas toujours quand ils l’appellent (et plus ils l’appellent et moins elle vient !), pourquoi la police n’accepte pas toujours qu’ils portent plainte, pourquoi des cafés qui n’ont pas d’autorisation peuvent jouer à la boîte de nuit, pourquoi l’on accepte, à certains endroits de la commune que trois salles de fêtes s’installent les unes à côté des autres, poussant ainsi les nuisances sonores à leur plus haut degré.

Ces différents témoignages, ce constat d’impuissance à faire respecter certains droits nous poussent aujourd’hui à vous interpeller : quelle politique voulez-vous vraiment mener en la matière ? Que répondre à ces citoyens qui ont déjà usé pas mal de démarches ? Acceptez-vous cette situation ? Si oui ? Comment la justifiez-vous ? Si non, comment comptez-vous y remédier ? Vivre en ville nécessite certains compromis, par rapport au bon voisinage entre lieux privés et lieux publics, par rapport à la nécessité de faire vivre les quartiers et de ne pas décentraliser tout dans des zones non résidentielles. Mais faire vivre le quartier, c’est aussi le respecter et respecter les habitants qui y habitent.

Sarah Turine