Les solidarités

Publié le mardi 11 septembre 2012

A. Au CPAS

A côté du nécessaire refinancement du CPAS, il faut une plus grande cohésion avec les actions de l’échevinat de l’action sociale. Il importe également de travailler à une réelle participation des usagers.

Financement du CPAS

Proposition 57. Adapter les moyens du CPAS en fonction des enjeux nouveaux et de l’augmentation des demandes d’aide sociale. Un refinancement des finances communales ainsi qu’une prévisibilité de cette part communale devrait permettre une réelle pérennité aux projets mis en place sans devoir constamment passer par des financements externes incertains (comme des subsides octroyés aux projets et aux engagements de personnel au coup par coup et/ou arrivant parfois trop tard dans le budget du CPAS).

Proposition 58. Mettre à plat urgemment les dépenses de fonctionnement et en évaluer l’efficacité et la pertinence pour éviter que le dérapage budgétaire qu’a connu le CPAS en fin 2011 ne devienne structurel.

Philosophie de travail au CPAS

Proposition 59. Revaloriser le travail et les travailleurs du CPAS. Il faut continuer accroître le nombre de travailleurs administratifs et d’assistants sociaux. Et bien sûr privilégier la qualité des contacts avec la population et son accompagnement.

Proposition 60. Allier un travail à la fois individuel et communautaire auprès des personnes qui s’adressent aux instances sociales communales et au CPAS. L’aide sociale est un droit pour l’individu, c’est vrai. Mais elle est le fruit du travail des solidarités que la collectivité a mises en place. Le CPAS doit non seulement tenter de répondre au mieux aux situations qui appellent une aide d’urgence, mais également être générateurs d’initiatives en matière culturelle, économique, sociale, environnementale ou artistique.

Proposition 61. Assurer un traitement clair et rapide. Le CPAS doit être un service public accueillant et accessible au sein duquel les Molenbeekois sont respectés et réellement guidés dans leurs démarches dont ils reçoivent systématiquement la preuve de dépôt de leurs documents. Les services seront attentifs à utiliser un vocabulaire et des moyens de communication accessibles à tous. Ils doivent refléter une image positive d’un centre pour tous. Il s’agit aussi d’assurer le traitement dans un délai raisonnable et égalitaire de leur demande sans clientélisme/favoritisme ou apparence de clientélisme (CPAS et commune).

Proposition 62. Mettre au point des dispositifs pédagogiques capables de faire participer collectivement les usagers aux sujets les concernant. Mettre sur pied un Conseil des usagers de CPAS et susciter des situations conviviales entre les travailleurs, les mandataires et les usagers.

B. Un logement digne accessible à tous

Augmenter le nombre de logements publics dont le nombre de grands logements

Proposition 63. Initier la création en étroite collaboration avec la Région de 800 logements à finalité sociale au cours de la mandature, pour les publics ayant le plus de difficulté d’accès au logement :

600 logements sociaux dans le cadre du plan régional de logement (finaliser les 310 en projet et concourir à des nouveaux projets pour 290 nouveaux logements)

100 logements communaux principalement dans le cadre des contrats de quartier

100 logements en gestion publique via l’agence immobilière sociale (MAIS).

Proposition 64. Opter pour des logements correspondant à la diversité des familles de Molenbeek : particulièrement des logements de 3 chambres et plus. Poursuivre la rénovation et la construction de logements pour grandes familles et engager une politique volontariste au niveau communal pour créer un maximum de logements sociaux et moyens dans le cadre des outils développés au niveau régional

Améliorer la gouvernance et la gestion des logements publics

Proposition 65 . Il est nécessaire d’améliorer l’accueil des citoyens, les conditions de travail, la formation et le nombre de travailleurs du Logement molenbeekois.

Lutter contre l’inoccupation et l’insalubrité des bâtiments

Proposition 66. La commune doit lutter plus efficacement pour permettre que les logements actuellement inoccupés soient à nouveau remis sur le marché locatif.
- Pour les bureaux, ces bâtiments doivent être soit réutilisés soit reconvertis. Une procédure de détection systématique des immeubles abandonnés doit être mise sur pied.
- La commune doit faire preuve d’innovation en mettant en œuvre le mécanisme de « droit de gestion publique ». Ce droit permet de reloger pendant 9 ans des locataires en se substituant aux propriétaires pour des logements abandonnés.

Proposition 67. En ce qui concerne la situation des logements insalubres et inhabitables, le travail du service communal des logements a permis d’améliorer des situations difficiles. Il faut renforcer cet axe de travail et lorsque la commune détecte un logement dangereux, il doit veiller au relogement des occupants avant de procéder à la fermeture.

Renforcer la mixité sociale

Proposition 68. Activer le droit de préemption. Dans les quartiers soumis à une forte spéculation, la commune fera usage de son droit d’acheter au prix du marché les bâtiments vendus par le privé (droit de préemption). Les bâtiments ainsi soustraits au marché seront mis en locations aux conditions de logements social ou moyen. Le périmètre de préemption sera élargi aux zones de spéculation observées actuellement (canal etc.). Concrètement, cela signifie lorsque des habitants au revenu peu élevé sont expulsés, que la commune doit assurer le relogement comme elle essaie de le faire actuellement.. Cela suppose notamment que des logements de tous types soient réalisées dans chaque quartier et que le droit de gestion publique soit exercé en priorité également dans cette partie de la commune.

Renforcer le lien social

La solidarité, c’est aussi contribuer à rompre l’isolement de certains. Cela nécessite de travailler directement sur le lien social, au niveau où il est le plus perceptible, soit à l’échelle des quartiers, dans les zones de vie, de travail et de loisirs du territoire communal. Pour ce faire, il faut :

Proposition 69. Favoriser la mise en place de comités de quartiers, de maisons de quartiers ou de salles polyvalentes et mettre en place des processus participatifs de développement des quartiers.

Proposition 70. Encourager et soutenir les initiatives telles que les SELS et autres initiatives de solidarité telles que le volontariat intergénérationnel et les projets d’échanges ainsi que les initiatives de quartiers, par exemple les jardins et composts collectifs ou les fêtes de voisins au sein d’un quartier.

C. Une politique communale de santé

Proposition 71. Elargir l’échevinat des affaires sociales à la santé et à l’égalité des chances et orienter la politique communale vers l’augmentation de l’espérance de vie, plus basse à Molenbeek qu’en moyenne dans la région. La commune peut jouer un rôle essentiel en développant une politique volontaire de prévention et de promotion de la santé. Une telle politique a pour objectifs l’amélioration des conditions de vie, l’accès à la qualité alimentaire, à un environnement sain, à des possibilités d’activités physiques et sportives, à des services de santé multidisciplinaires et aux services sociaux de proximité. (voir fiches sport, environnement, alimentation). Pour éviter que la politique de santé soit oubliée et afin d’en garantir la transversalité, un échevin aura la santé dans ses compétences.

Proposition 72. Veiller à la bonne organisation des soins de santé de première ligne. Cela nécessite une réelle coordination de la part de la commune et du CPAS avec les différents acteurs de la santé à Molenbeek. Soutenir le regroupement des professionnels de première ligne : les pratiques de groupe permettent d’augmenter la qualité des soins grâce à une approche globale et multidisciplinaire. Elles permettent également une amélioration de la qualité de vie du personnel soignant.

Proposition 73. Créer un service de garde à domicile d’enfants malades.

D. Mettre en place une politique transversale des aînés

Il s’agit de mettre en place un « service senior » pour permettre une participation des aînés à la vie communale.

Proposition 74. Prendre en compte la réalité des aînés dans les politiques de mobilité, de logement, d’aménagement du territoire, de santé... pour soutenir les aînés ; sensibiliser les autres services de la commune à la réalité des aînés.

Proposition 75. Informer les aînés des sujets susceptibles de les intéresser (services offerts par le CPAS, distribution de repas, informations relatives aux pensions, activités culturelles et d’éducation permanente …) ; servir de porte d’entrée pour les demandes de soutien de projets à destination des aînés.

Proposition 76. Favoriser et développer la participation citoyenne des aînés et valoriser leur expérience. Valoriser le savoir des aînés dans la commune au bénéfice de tous, par exemple via les écoles de devoirs, en proposant aux aînés d’y être bénévoles, d’être témoins au cours d’histoire contemporaine, ou en favorisant les dons de livres d’époque dans les bibliothèques communales

Proposition 77. Diversifier les activités et les rendre accessibles. Proposer durant toute l’année et à différents moments de la journée des activités à destination des aînés et intergénérationnelles diversifiées. mais aussi des activités intergénérationnelles. Favoriser les échanges au moyen de restaurants collectifs, de jardins partagés. Soutenir le volontariat en faveur des aînés comme par exemple les visites aux aînés isolés ou via la formation des aînés par les plus jeunes dans les espaces numériques, l’ouverture ponctuelle des maisons de jeunes aux aînés…

E. S’engager en faveur de la personne en situation de handicap

Proposition 78. Désigner un membre de l’administration formé au handicap, qui soit le garant de l’accompagnement des personnes dans leurs demandes de services, prise d’information (connaissance des droits, anamnèse social) ne pas être seulement là pour réceptionner une demande mais aussi pour l’aiguiller vers lss droits (âge de 21 ans, moment charnière, donner informations centre de jour).

Proposition 79. Promouvoir l’accessibilité et la mobilité. Dans tout projet de réaménagement de l’espace public et dans le plan de mobilité, prendre en compte les différents types de handicap.

F. Solidarité internationale : être un acteur de développement, ici et là-bas

Proposition 80. Privilégier l’usage, par les services communaux, quand les produits locaux n’existent pas, de produits issus du commerce équitable et entrer dans la dynamique des communes de commerce équitable

Proposition 81. Favoriser le co-développement dans la définition des relations de coopération entre les acteurs du Sud et du Nord, avec des bénéfices partagés et dans ce schéma, considérer le migrant comme un pont, un accélérateur.


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